dimanche 12 février 2012

Le jour où je me suis aimé pour de vrai



Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux !

Tout ceci contribue au savoir être.

L'histoire inspirante et extraordinaire de Derek Relmond


La leçon de vie de Kait


Chacun porte son bonheur dans son coeur


Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui dit :
- "Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?"

Le vieil homme lui répondit par une question :
- "Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?"
- "Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir", dit le jeune homme. Le vieillard répondit :
- "Tu trouveras les mêmes gens ici."

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
- "Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?"
Le vieille homme répondit de même :
- "Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? "
- "Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter"
, répondit le jeune homme.
- "Tu trouveras les mêmes ici", répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- "Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? "
-  "Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres"
, répondit le vieillard. "Chacun porte son univers dans son cœur."

Elargissez votre futur en pardonnant...





Pardonner, pour que ce qui est refoulé devienne vérité
Pardonner, pour que les souffrances deviennent des délivrances
Pardonner, pour que le regard sur le passé devienne regard sur le présent
Pardonner, pour que l'incompréhension cède la place à l'édification
Pardonner, pour ce qui était "échec" devienne "expérience"

samedi 11 février 2012

Emmanuelle



Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu
Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle
Qui vit corps à cœur déçu

Tu es encore
Presque une enfant
Tu n'as connu
Qu'un seul amant
Mais à vingt ans
Pour rester sage
L'amour étant
Trop long voyage

Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu
Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle
Qui vit corps à cœur déçu

L'amour à cœur
Tu l'as rêvé
L'amour à corps
Tu l'as trouvé
Tu es en somme
Devant les hommes
Comme un soupir
Sur leur désir

Tu es si belle
Emmanuelle
Cherche le cœur
Trouve les pleurs
Cherche toujours
Cherche plus loin
Viendra l'amour
Sur ton chemin

Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu
Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle
Qui vit corps à cœur déçu

Les Trois Portes de la Sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela
dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

“Change le Monde.”

C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :

“Change les Autres.”

- C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même.
Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.
Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

”Change-toi toi-même.”

Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.
- C’est bien, dit le Sage.
- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ?
J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.
- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

“Accepte-toi toi-même.”

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens.
- Quand on combat, on devient aveugle se dit-il.
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons.
Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.
À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

“Accepte les Autres.”

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.
- Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:

“Accepte le Monde.“

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.
- C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.
- Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Source : Metaphora

Lâcher Prise

Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent
mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.

Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens
mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.

Lâcher prise, ce n'est pas être passif,
mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement

Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites,
c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains.

Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
mais donner le meilleur de soi-même.

Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres
mais se sentir concerne par eux.

Lâcher prise, ce n'est pas "assister"
mais encourager.

Lâcher prise, ce n'est pas juger,
mais accorder à autrui le droit d’Être avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.

Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive,
mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.

Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres,
mais leur permettre d'affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n'est pas rejeter,
c'est au contraire accepter.

Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder
mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.

Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs,
mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.

Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui,
mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.

Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé,
mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.

Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins
pour aimer de plus en plus.

Source : Source d'Optimisme

Osez être franc, oui mais...

Dire ou ne pas dire ? Comment savoir ?
Je veux dire pour ne pas me mentir mais si je le fais, comment cela sera t'il pris ?

Pour moi, la franchise n'est pas une question de justification, l'important est dans la manière, le quand et le comment... Et puis, est-ce que l'on veut dire pour s'extérioriser ou bien pour échanger ?

Dire quelque chose n'est pas imposé quelque chose. L'autre a le droit de comprendre ou non, de réagir d'une façon prévisible ou non. S'il l'on s'accorde la liberté de ton, il faut accorder à l'autre la liberté de compréhension ou de rejet.

Socrate nous a légué un guide pour trouver un juste milieu. Ce sont 3 passoires à positionner entre notre esprit et nos cordes vocales :
  • La passoire de la Vérité : ce que je vais dire est-il vrai ?
  • La passoire de la Bonté : ce que je vais dire est-il dans l'intérêt de la personne à qui je m'adresse ?
  • La passoire de l'Utilité : ce que je vais dire vaut-il la peine d'être dit ?
J'ajouterais que tout est question de circonstance et de manière... Avant de dire, il faut s'assurer d'un minimum de réceptivité de l'autre. Même les choses les plus importantes doivent être dites plus tard si notre interlocuteur n'est pas en état de nous écouter. Ce point est trop négligé dans la communication écrite, par mail. Les choses importantes doivent être dites à l'oral, pour pouvoir valider la réceptivité au préalable et ensuite pour expliciter si nécessaire et pour recueillir la réaction, car un message important mérite nécessairement une réaction. A minima, une prise en compte... Combien de fois avez-vous envoyez un mail important en vous demandant s'il a été reçu ? lu ? sans parler de la prise en compte du contenu. Plus le message est important, plus le "feed-back" l'est aussi...

Et pour ce qui est de la manière, il suffit de penser à cette situation : un personne vous appelle au téléphone à votre bureau et vous parle en mandarin et vous ne savez que parler français et anglais. Vous entendez mais êtes incapable de comprendre. Vous comprenez que c'est une langue asiatique et c'est tout. Vous signifiez votre présence et votre incompréhension en français puis en anglais. Votre interlocuteur vous reformule alors en anglais sa demande et vous commencez à comprendre ce qu'il veut et qui il est. Petit piège de compréhension pour l'exemple : la personne vous parle en mandarin et vous reconnaissez la langue. Le raccourci que beaucoup feraient serait de croire que c'est un Chinois. Ah bon ? Et vous parlez en anglais, cela fait-il de vous un citoyen Britannique ? Et imaginez maintenant, que vous étiez très occupé, vous ne réponderiez probablement pas au téléphone. En face à face, comment exprimeriez-vous votre refus de communiquer qui est aussi votre droit ?

Cet exemple est très basique mais il illustre des choses essentielles. Qu'il n'y a aucune évidence d'aucune sorte dans la communication. Si votre contact téléphonique avait su, il aurait parlé immédiatement en anglais car son intention est d'être compris. Et s'il savait encore, il vous appellerait à un moment où vous êtes davantage disponible. Et s'il savait, après tout, il ne vous appellerait pas...
Pour être compris, il doit ajuster son message à ce que vous êtes capable de comprendre techniquement. Il doit adapter sur la forme et sur le fond. Cela est valable pour le langage, pour le vocabulaire, pour les intentions mêmes. Pourquoi ne pas le dire en chantant ? Ou bien avec de l'humour ? Oui selon les circonstances, les interlocuteurs... Avez-vous remarqué que vous percevez sans le voir si votre contact vous sourit ?

Au delà de ses aspects techniques et de respect, et pour en revenir à la question de la franchise, la clé est de relativiser les propos de l'autre et les vôtres avec la lecture que nous offre Épictète : "Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont".
En d'autres termes, cela veut dire que nous comprenons d'abord avec nos référentiels de connaissances, d'expériences et de valeurs qui nous sont propres. Et si on s'intéresse véritablement à la portée de notre message alors il faut pénétrer dans le référentiel du destinataire pour comprendre comment il s'approprie ce que l'on vient de dire en toute franchise. Et là, le respect et l'écoute active sont nécessaires... Nous devons faire attention à la personne qui réagit, chercher à comprendre ses émotions, ce à quoi il se réfère, ses intentions, et puis ensuite étudier le sens de sa réponse. Vous avez été franc, il vous faut accepter la réponse, mais surtout ce qu'en retient et ce qu'en fait votre interlocuteur en tant qu'être humain... Ce n'est qu'à ce moment là, voire après plusieurs échanges, que vous comprendrez si votre message a été compris, accepté ou non. C'est ce qui fait la différence entre "communiquer un message" et "passer un message"...

Alors oui à la franchise pour rester soi, être vrai mais vous devez rester attentif à votre interlocuteur en tant qu'être sensible qui est dans son ressenti, dans ses idées voire ses préoccupations.
Une communication a davantage de chance de réussir quand l'émetteur du message fait un gros effort d'adaptation à l'autre. Et s'il fallait retenir une seule raison à cette nécessité d'adaptation : tout simplement parce que l'autre ne vous a généralement rien demandé. Pourquoi ferait-il un effort de "réception" si vous ne faites aucun effort "d'émission" ?
Il y a effort et chance de succès quand il y a prise en compte du facteur humain, des singularités et des droits de chacun, au premier lieu desquels : le respect de la disponibilité et des ressentis, du droit à ne pas comprendre, à être en accord autant qu'en désaccord et même du droit à l'erreur, surtout pour vous même.

Cette maxime tirée d'un conte indien résume assez bien les rôles de chacun dans l'interactivité de la communication : "Je suis responsable de ce que je dis et tu es responsable de ce que tu comprends". Si cette maxime était partagée, ce serait génial. Mais souvenez-vous, il n'y existe aucune évidence d'aucune sorte : vous connaissez cette maxime, vos interlocuteurs la connaissent-ils ? l'appliquent-ils ? A vous de vous en assurer...

Au final, c'est le terme "assertivité" qui résume le mieux droit à la franchise et la manière de le faire : c'est l'affirmation de soi dans le respect d'autrui...

Et puis terminer sur une vidéo édifiante sur la franchise...
Et enfin, je vous recommande un ouvrage de référence sur la communication : "L'art d'être communicant avec les autres et aves soi-même" de Thierry Tournebise.

Il suffit parfois d'un signe...