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samedi 9 juin 2012

Le clitoris



Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées
Comme un pistil de chair dans un lys douloureux
Le Clitoris, corail vivant, coeur ténébreux,
Frémit au souvenir des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui
C’est la source du rut sous les doigts de la vierge
C’est le pôle éternel où le désir converge
Le paradis du spasme et le Coeur de la Nuit.

Ce qu’il murmure aux flancs, toutes les chairs l’entendent
À ses moindres frissons les mamelles se tendent
Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouges
Luisant comme un bijou sur le torse d’un dieu
Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

mardi 27 septembre 2011

La bouche à la vulve


A cheval par dessus ton visage, ô bandante,
Pour que tu puisses voir ma verge et mon anus,
Je plongerai dans la blessure de Vénus
Ma langue impétueuse et ma bouche abondante.

Je trouerai dans les poils le baiser rubicond
Des grandes lèvres, sur qui frémiront mes lèvres,
Et comme un dard de bouc à la vulve des chèvres
Le membre de ma gueule enfilera ton con.

Et tu hurleras, tu pleureras sous la brulure,
Mais l’emportement sauvage de mon allure
Tremblera jusqu’au fond par bonds interrompus.

Et fou d’avoir léché la fente vaginale,
Je boirai sur le spasme de ses bords lippus
Les fleurs témoignant de ta joie infernale...