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jeudi 2 février 2012

Vaste vision sereine


Qu’importe si la nuit m’emportera le souffle
sur les chemins de l’âme, je rêverai, serein
Par les chants, tu seras le veilleur de mes gouffres
enjambés par l’élan du soleil enfantin
ô délicieux secret

Mélange insoupçonné de mes sondes idylliques
en éternels étés, je volerai austère
habité de la force et par celle des choses
que le monde hypocrite donne à ses congénères
ô tendresse ennemie…

La météo du vide

Le voile de nos richesses lentement se dépose
Sur le nuage absent des ombres hallucinées
Sensible comme une bombe, mon esprit se repose
Rebel et douloureux comme l’éternité

Il se peut que le jour malaxe les remords
Dans le vide impotent du malaise écarlate
Mais l’écorce des armes que nos amours explorent
Veut renverser le temps avant qu’il ne se gâte

Laissons nos ailes aux vents se rire des cyclones
Que leurs extravagances peignent le ciel en rouge
Et que le firmament encercle nos atomes

Le pouvons-nous seulement, alors que rien ne bouge ?

L'ombre des anges

Je traverserai les villes
J’emporterai ta voix
J’irai chercher le feu dans le ciel
Et le vent dans nos voiles
Quand l’ombre des nuages
Démasquera nos souffles
Nous volerons sereins
Par les chemins du sort
Et nos songes en fuite
Éviteront les gouffres
Pour balayer ensuite
Les traces de nos morts
Je traverserai les villes
J’emporterai ta voix
J’irai chercher le feu dans le ciel
Et le vent dans nos voiles
Une étoile se repose
Dès qu’un ange s’endort…