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lundi 7 avril 2014

Le Chemin du pays où rien n'est impossible

C'est moi qui ai choisi ce chemin difficile.
Aujourd'hui je m'arrête à deux pas du ravin
À regarder le vide avec un air tranquille,
Et si je n'ai pas peur, c'est de tenir ta main.
Je n'ai plus qu'à marcher vers l'étape suivante
En mettant tout mon coeur à trouver le sentier
De plus en plus étroit, de plus en plus en pente,
Et qui déjà serpente au milieu de l'été.

Tu m'as tenu la main jusqu'à ce coin tranquille
Où nous avons posé nos valises et nos coeurs.
Il me faut repartir vers les rues de la ville
Et porter des nouvelles au miroir du bonheur.
J'en ai rempli ma vie depuis que tu existes,
Et j'ai tari mes larmes au creux de ton regard.
J'ai découvert la peur de t'avoir rendue triste
Et l'infinie fierté de te rendre l'espoir.

Me revoilà debout, je marche, je décolle
Et je plane au dessus des fenêtres allumées,
Des cheminées qui fument et des préaux d'école,
Et déjà ma raison s'endort à poings fermés.
Un paysage entier couvert de feuilles mortes
Avec une barrière dans une forêt,
Quatre maisons de planches où s'ouvrent quatre portes,
Au dedans la pénombre a gardé son secret.

Des voix qui se répondent, étouffées par l'automne,
En un concert bizarre où les cris des oiseaux,
Tous les secrets échos dont la forêt résonne
Ont mêlé leur silence au murmure de l'eau.
Si je traverse encore les secrets de la bible
Et l'écorce du temps jusqu'au coeur de la vie,
J'irai jusqu'au pays où rien n'est impossible,
Et j'en rapporterai ce qui te manque ici.
Et j'en rapporterai ce qui te manque ici.

lundi 15 octobre 2012

Les mots qu'on n'a pas dits


Dans le fond des tiroirs y a des chansons qui dorment
Et des mots que jamais on n'a dit à personne
Qui auraient pu changer le cours d'une existence
Mais qui ont préféré rester dans le silence

Des phrases emprisonnées dans des yeux qui s'appellent
Et que pas un baiser ne referme ou ne scelle
Jamais tous ces mots-là ne sombrent dans l'oubli
Ils se changent en regrets, en souvenirs transis

Mais les cendres du feu des mots qu'on n'a pas dits
Jamais ne sont vraiment éteintes ou refroidies
Elles se consument encore au cœur de nos mémoires
En réchauffant nos nuits d'une lueur d'espoir

Comme du temps qui dort
Au fond du sablier
Mais que l'on garde encore
Pour ne pas l'oublier

La nuit dans les miroirs y a des mots qui s'allument
Et qui refont parfois la gloire ou la fortune
Avec tous les regards qu'on n'a pas su saisir
Et les amours fanés qui semblent refleurir

Alors dans les miroirs y a des mots qui résonnent
Comme un destin tout neuf qui ne sert à personne
Et l'on caresse encore les espoirs de bonheurs
Qui ressemblent aux prénoms que l'on connaît par cœur

Aux lettres enrubannées que l'on n'a pas reçues
Mais qu'on relit cent fois pourtant la nuit venue
A tous ces mots d'amour restés dans l'encrier
Mais qu'on n'a plus personne à qui pouvoir crier

Dans le fond des tiroirs y a des larmes qui sèchent
Un portrait du passé qui s'écorne ou s'ébrèche
Et la vie doucement referme de ses plis
Ces chemins qui s'ouvraient mais qu'on n'a pas suivis.

vendredi 30 décembre 2011

Prendre un enfant


Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain.
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi.
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras.

Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs,
Tout doucement, sans parler, sans pudeur,
Prendre un enfant sur son coeur.
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie,
Prendre un enfant contre soi.

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l'amour.
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins,
Vivre sa vie des années puis soudain,
Prendre un enfant par la main,
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien.

J'attends



J'attends les grands sommets de la plus haute étoile
Où déposer ton coeur pour le garder vivant.
J'attends de traverser la vie de salle en salle,
De couloirs en entrées, de fauteuils en divans.
J'attends de reposer sans peine et sans angoisse
Auprès de ton amour qui traverse les ans.
J'attends de rassembler les morceaux de l'espace
Où nous vivrons tous deux jusqu'à la fin des temps.

J'attends que l'univers se réduise à nos coeurs
Afin d'être à l'abri des méchants et des fous.
J'attends que nos instants s'éternisent en des heures
Et que le fil du temps s'enroule autour de nous.
J'attends que le printemps fleurisse la chaumière
Où je t'emmènerai passer l'éternité.
J'attends que le soleil soit fait de ta lumière
Et qu'une nuit l'hiver se transforme en été.

J'attends que tous les bruits ne soient plus que musique,
Et le fond de la Terre une source de miel,
Et j'attends que jaillisse un geyser fantastique
Entraînant nos élans jusqu'au plus haut du ciel.
C'est à toi que le Monde alors ressemblera,
Et je t'épouserai pour la seconde fois.

Les choses qu'on ne dit pas


J'ai inventé des mots jaillis de nulle part
Et repoussé les murs de ma mémoire
Pour agrandir le monde et cacher mes trésors.
Je chercherai peut-être longtemps encore.
J'ai trouvé quelques fois le bonheur et la joie,
Je me suis réveillé un jour auprès de toi.
J'ai murmuré des nuits entières des mots d'amour et de lumière,
Mais ce qui m'a rendu le plus heureux sur terre,
Ce sont les choses qu'on ne dit pas,
Les vrais secrets qu'on garde au fond de soi.
Ce sont les choses qu'on ne dit pas
Parce que les mots, les mots n'existent pas.
Et c'est souvent dans ce qui reste à dire
Que sont cachés les plus beaux souvenirs.
Ce sont les choses qu'on ne dit pas,
Parce que les mots, les mots n'existent pas.

J'ai fait le tour de ton amour au grand complet
Et j'ai fermé la porte à clé sur mon secret.
C'est un drôle de jardin rempli de tout ce qui
N'est rien pour les autres et qui pour nous est la vie.
C'est le silence le plus intense que je connaisse
Où se referment les blessures de nos tendresses
Qui me rassure dans mon sommeil,
Qui me sourit quand tu t'éveilles,
Et qui réchauffe aussi mon coeur comme un soleil.
Ce sont les choses qu'on ne dit pas,
Les vrais secrets de mon amour pour toi.
Ce sont les choses qu'on ne dit pas,
Parce que les mots, les mots n'existent pas.
Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire
Que sont cachés les mots qu'on n'a jamais su dire,
Toutes les choses qu'on ne dit pas
Et dont les mots, les mots n'existent pas,
Toutes les choses qu'on ne dit pas,
Mais que l'on garde pour toujours au fond de soi,
Et qu'on emporte en l'au-delà, là où les mots, les mots n'existent pas.