dimanche 6 janvier 2013

Vous pouvez maintenant éteindre votre télévision

... et reprendre une activité normale. A tchao, bon dimanche.

J'adorais ce slogan qui clôturait "La semaine des Guignols". Et vous ?
Je ne sais plus si j'en aimais la pertinence prétentieuse ou bien la prétention pertinente.

En tout cas, à l'heure où un opérateur prétend faire obstacle à la pub sur Internet et fait trembler les bergers qui canalisent nos ovines et molles pensées vers des idées prémachées, ça vaut le coup de se pencher (à nouveau) sur les prétendues vertus du petit écran.

Si vous suiviez le conseil des Guignols, que deviendrait votre vie ?
Éteindre la télé pour de bon, 1 jour par semaine, 1 semaine par mois, définitivement...
Difficile ? Vraiment ? L'homme ne vit avec une télé que depuis 50 ans.
Quelles sont vos véritables motivations ?
Regarder la télé contribue t'il à votre bonheur ?


Je vous livre d'abord mon avis partisan. Je viens de me faire une rétrospective des meilleures choses qui me soient arrivées en 2012 et même ces dernières années. Une des plus belles choses est survenue en 2008, j'avais décidé d'abandonner ma télévision. Un concours de circonstances. Une opportunité. Quelle ne fut pas mon inspiration ce jour là ! Elle s'est révélée d'un immense bénéfice pour moi car je ne serais pas devenu celui que je suis si j'avais gardé une télé. Si, si. J'ai trouvé du temps pour lire, pour me découvrir, pour rencontrer et découvrir de nombreuses autres personnes. Des gens qui causent, qui partagent leurs expériences extraordinaires ou banales, des sentiments, des vrais, des humains qui disent oui ou merde et qui ne font pas qu'obéir comme quand j'agitais la zappète. Je me suis considérablement socialisé, ouvert au monde et surtout à moi même.

Il parait que les Français dépensent plusieurs heures par jour devant le petit écran au détriment de nombreuses autres activités plus épanouissantes... Et vous, vous en êtes où ? Le bonheur est-il dans votre zappète ?

Je craints que non. Ce n'est plus moi qui le dit, mais une étude américaine publiée en 2008 après 34 ans d'investigation sur 45000 personnes. Fouchtra, ça rigole pas chez les Ricains quand le bonheur est en jeu !
Voici le résumé original et un extrait de la conclusion (plus loin ça reprend dans la langue d'Hugo) :

"Little attention in the quality-of-life literature has been paid to data on the daily activity patterns of happy and less happy people. Using ratings-scale information from time-diary studies, this article examines the hypothesis that people who describe themselves as happier engage in certain activities more than those who describe themselves as less happy. Based on 34 years of data collected by the General Social Survey (GSS) on social activities and media usage, it is found that people who are happy report being more active in most social activities, in religion and in newspaper reading. On the other hand, happier people report less time watching television, a relation that holds after control for education, marital status and other predictors of happiness. The need to replicate these findings using panel data is highlighted."

[...]

"This could lead us to two possible interpretations:


  1. Television viewing is a pleasurable enough activity with no lasting benefit, and it pushes aside time spent in other activities—ones that might be less immediately pleasurable, but that would provide long-term benefits in one’s condition. In other words, television does cause people to be less happy.
  2. Television is a refuge for people who are already unhappy. TV is not judgmental nor difficult, so people with few social skills or resources for other activities can engage in it. Furthermore, chronic unhappiness can be socially and personally debilitating and can interfere with work and most social and personal activities, but even the unhappiest people can click a remote and be passively entertained by a TV. In other words, the causal order is reversed for people who watch television; unhappiness leads to television viewing. This argument makes it possible to discuss it in Table 2.

In tandem, these points have parallels with addiction; since addictive activities produce momentary pleasure but long-term misery and regret. People most vulnerable to addiction tend to be socially or personally disadvantaged, with TV becoming an opiate."

Si nécessaire, il existe une synthèse en Français sur 20 minutes.

Alors, vous n'êtes pas complètement heureux parce que vous regardez la télé ou bien vous regardez la télé parce que vous n'êtes pas complètement heureux ? En tout cas, ça vaut le coup d'essayer une cure de désintoxication.

Certains me diront sincèrement qu'il y a des choses bien à la télé. Qu'aurais-je donc loupé en 5 ans ?
Des films ? j'en ai jamais autant vu sur grand écran ou bien en DVD ou téléchargé (légalement). Des reportages ? C'est vrai, certains sont bien faits, enrichissants, critiques. Il y en a aussi d'excellents dans les journaux en ligne ou papier. Tout le reste ? Poubelle. De toute façon, ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre. A moins qu'il n'y ait quelques petits germes qui restent et poussent entre les deux...

Souvenez-vous ce que disait le PDG de TF1 en 2004 :
« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. […] Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible." Source : Acrimed

Qu'attendez-vous pour couper le cordon cathodique avant que lui ou du Coca n'entrent dans vos gènes ?

J'attends avec impatience la prochaine étude sur l'impact des heures passées sur Internet sur notre développement personnel.


Vous pouvez maintenant quitter mon blog, fermer internet, et reprendre une activité sociale épanouissante.

jeudi 3 janvier 2013

Tous mes voeux de bonheur


Je vous souhaite de prendre soin de vous tout en respectant les autres et votre environnement...

Je vous souhaite d'être vous-même. Et si vous savez qui vous êtes, d'apprendre à mieux vous connaître, à apprivoiser toutes vos peurs, à faire de votre mieux en chaque instant, à faire les choix qui contribuent à votre bonheur.

Je vous souhaite des rencontres et des lectures édifiantes, de pointer la lumière là où il fait sombre et de trouver des trésors.

Je souhaite que vos mains soient l’artisan fidèle et agile de votre parole et que votre parole soit l’expression de vos pensées en toute spontanéité, lucidité et authenticité.

Je vous souhaite de trouver votre équilibre, votre harmonie, et que votre bonheur soit contagieux.

mardi 1 janvier 2013

Bonne année 2013


Prends un sourire,
Fais-en cadeau à qui n'a jamais souri.

Prends un rayon de soleil,
Fais-le voler là où règne la nuit.

Découvre une source,
Et fais mouiller qui vit dans la boue.

Prends une larme,
Pose-la sur le visage de qui n'a jamais pleuré.

Prends le courage,
Mets-le dans l'âme de qui ne sait pas lutter.

Découvre la vie,
Et raconte-la à qui ne sait pas comprendre.

Prends l'espérance,
Et vis dans sa lumière.

Prends la bonté,
Et donne-la à qui ne sait pas donner.

Découvre l'amour,
Et fais-le comprendre au monde entier.

vendredi 28 décembre 2012

Revues d’Art et Magazines Culturels

Je profite de la publication d'un numéro dédié à la beauté par Le Philosophoire pour en faire la promo et pour promouvoir Scopalto, un portail de revues d'art et de culture qui devraient nourrir plus d'un esprit éclairé ou curieux...

Un aperçu des dizaines de revues et magazines disponibles :

Rencontrer ses peurs

Apprends à connaître tes peurs.
Leur apparence semble hostile, mais leur coeur est amical.
Elles nous guident dans notre intimité et nous enseignent que croire n'est pas savoir.

lundi 10 décembre 2012

Eat, pray, love





J'ai été très ému par ce film. Une très belle surprise pour moi.
Rempli de joie, j'ai décidé de le mettre en avant. J'ai alors lu les critiques et là aussi, j'ai été très surpris par les critiques négatives. Elles sont concentrées sur la longueur du film, les bons sentiments, les clichés, Julia Robert omniprésente.

J'avais choisi de regarder ce film car le titre et le synopsis m'avaient interpellé  je n'avais même pas vu la bande annonce ni les critiques.
La déception est le fait de vivre une chose qui n'est pas celle qui était prévue, attendue. Peut être que les critiques fondaient des espoirs insatisfaits par ce film. Pour ma part, je n'attendais rien, et j'ai beaucoup reçu. Je ne l'ai pas trouvé trop long (même en regardant la version intégrale non coupée en VO) car je voyageais. J'ai ressenti beaucoup d'émotions, j'ai apprécié l'histoire, les acteurs, et mêmes les clichés...

Je n'ai jamais visité New York, ni Rome, ni Delhi, ni Bali, mais j'avais quelques images en tête. Certes le film en donne des images réductrices et alors ? Qui n'a pas de stéréotypes ?
Ce n'est pas ce que je retiens le plus. Certes le parcours de l’héroïne est ponctué de cartes postales et aussi de clichés spirituels, mais l'auteur n'avait pas l'ambition de créer un documentaire touristique ni un guide spirituel. Certains critiques y ont peut être cru. Et puis chaque cliché, chaque photo, contient une part de vérité... Alors soyons indulgent et prenez le temps de lire entre les pixels.

Voyager c'est d'abord voir avec de nouveaux yeux, selon Proust. Se déplacer n'est pas une condition à la découverte, mais quand le voyage bouscule nos repères alors on s'enrichit. Certains voyages vont ainsi provoquer des prises de conscience. Ces voyages, ces rencontres ont marqué la vie d'Elizabeth Gilbert, l'auteur du livre dont ce film est inspiré.

J'ai été ému car j'ai retrouvé de nombreuses étapes de mon propre voyage intérieur. Et chaque symbole faisait écho à des choses que j'avais apprises. D'où ma joie de me remémorer certaines révélations et de savoir que d'autres ont trouvé leur voie (je pense à Elizabeth Gilbert et non pas à Julia Roberts).

J'incite à regarder ce film comme une invitation au voyage, surtout au voyage intérieur et pourquoi pas touristique. N'en attendez aucune méthode spirituelle, ni aucune réponse à vos questions, laissez vous juste porter... Et si certains clichés font écho en vous, vous font réagir, vous aurez déjà gagné quelque chose. Creusez le sujet. Je vous invite à gratter les palimpsestes de votre vie et à jouir de vos découvertes, de vos rencontres, de votre rencontre...

Bon voyage

dimanche 9 décembre 2012

Dauðalogn



Heimur hljóðlátur
Hreyfist ei har höfti
Hljómar grafarþögn
Enginn vaknaður
Enginn taktur hraður
Algert dauðalogn

Inn á við held ég
Viðarglætúr birta bál
Einn með mér sjálfum
Anda inn anda frá

Viðáttan er greið
Ferðamönnum og mér
Fyllir fjallasal
Klettar bergmálar
Bergmálar í höfðum
Úti dauðalogn

Inn á við held ég
Viðarglætúr birta bál
Einn með sjálfum mér
Nú sit ég með fast land unðir fót
Morguninn mættur
Með sitt logn á rót storin
Og múkk árast í
Og nú brjótum við dauðalognið

---


The world very silent
The air does not move
Sound of grave silence
There is noone awake
There is no rapid tempo
Total dead calm

Inwards I think
Embers light a bonfire
One with myself
Breathe in breathe out

The expanse is open
For travellers and I
Fill the mountain range
Cliffs echo
Echo in our heads
Outside it's dead calm

Inwards I think
Embers light a bonfire
One with myself
Now I sit on firm ground
The morning arrives
With its calm against the storm
And now the surfaces ripple
And now we break the dead calm


---


Chanson et musique de Sigur Rós.
Clip réalisé par Josh Thomas

Déjouer les pièges de l'ego

Si nous cherchons à identifier la source de tous nos problèmes, nous la trouvons en nous et elle s'appelle l'ego. Il ne s'agit pas de la personnalité mais de ce qui nous pose comme des individus séparés, isolés les uns des autres, s'efforçant tout au long de notre courte existence de défendre notre territoire, de protéger nos intérêts et nos possessions, d'étendre notre influence le plus largement possible. Ce sens du "je", du "moi" et du "mien" génère tous les égoïsmes et nous enferme dans une tour d'ivoire, d'où nous percevons le monde à travers d'étroites lucarnes.

Comment sortir de cette forteresse et acquérir notre liberté ? Quels pièges rencontrons-nous sur le chemin ? Quel est l'enjeu de cette passionnante aventure ?

A travers une analyse rigoureuse, nous découvrons que l'ego n'est pas aussi solide qu'on l'imaginait ! Même s'il se posait souvent en héros ou en tyran, endossant tant de rôles divers, il s'avère aussi fragile et évanescent qu'une bulle de savon : n'est-il pas constitué d'un assemblage d'idées et de croyances reçues ?

Il est donc urgent de démasquer l'imposteur, de déjouer les pièges qu'il nous tend en permanence pour maintenir son hégémonie et de découvrir son véritable visage, aussi vaporeux qu'un nuage ! Une fois découvert, il perd progressivement son ascendant sur nous et les liens qui nous enserraient se relâchent peu à peu.

Grâce à des prises de conscience progressives et à une vigilance de chaque instant, nous voyons s'envoler les voiles qui nous coupaient de notre véritable nature. Elle peut alors se révéler dans toute sa dignité : libre comme l'oiseau, vaste comme le ciel, éternellement bienheureuse…

Source : Déjouer les pièges de l'égo".