lundi 15 octobre 2012

Les mots qu'on n'a pas dits


Dans le fond des tiroirs y a des chansons qui dorment
Et des mots que jamais on n'a dit à personne
Qui auraient pu changer le cours d'une existence
Mais qui ont préféré rester dans le silence

Des phrases emprisonnées dans des yeux qui s'appellent
Et que pas un baiser ne referme ou ne scelle
Jamais tous ces mots-là ne sombrent dans l'oubli
Ils se changent en regrets, en souvenirs transis

Mais les cendres du feu des mots qu'on n'a pas dits
Jamais ne sont vraiment éteintes ou refroidies
Elles se consument encore au cœur de nos mémoires
En réchauffant nos nuits d'une lueur d'espoir

Comme du temps qui dort
Au fond du sablier
Mais que l'on garde encore
Pour ne pas l'oublier

La nuit dans les miroirs y a des mots qui s'allument
Et qui refont parfois la gloire ou la fortune
Avec tous les regards qu'on n'a pas su saisir
Et les amours fanés qui semblent refleurir

Alors dans les miroirs y a des mots qui résonnent
Comme un destin tout neuf qui ne sert à personne
Et l'on caresse encore les espoirs de bonheurs
Qui ressemblent aux prénoms que l'on connaît par cœur

Aux lettres enrubannées que l'on n'a pas reçues
Mais qu'on relit cent fois pourtant la nuit venue
A tous ces mots d'amour restés dans l'encrier
Mais qu'on n'a plus personne à qui pouvoir crier

Dans le fond des tiroirs y a des larmes qui sèchent
Un portrait du passé qui s'écorne ou s'ébrèche
Et la vie doucement referme de ses plis
Ces chemins qui s'ouvraient mais qu'on n'a pas suivis.

mardi 2 octobre 2012

One life



You say we have nothing in common
I wouldn't say that if i were you
All of us come in through the same door
That much if nothing ele i know is true
All of us will very soon be leaving
We were brought here, soon we will depart
Now i don't care if someone says i'm foolish
Cause while i'm here i'm singing from my heart

Chorus
There's just one life coming from that one place
There's just one face and it's your face
There's just one life going to that one place
There's just one face and it's God's face
And it's in
Everyone it's in every place
It is everywhere that one face
I can see it shining trough
Can't you see it shining trough
Don't tell me that you don't
Just tell me that you do

I wouldn't want hurt, i wouldn't
I wouldn't wanna to do you harm
All of us came in trough the same door
Now would you let me sleep in your arms
All of us will very soon be leaving
We were brought here, soon we will depart
Now i don't care if someone says i'm foolish
Cause while i'm here, i'm singing from my heart

Chrous
There's just one race and it's the human race
There's just one face babe it's your face
I can you see it shining trough
Can't you see it shining trough
Don't tell me that you don't
Just tell me that you do

There's just One Life

mercredi 26 septembre 2012

A night with Franky

Le 29 avril 2012, Émilie Simon était dans la salle Pleyel pour une prestation exceptionnelle pleine d'émotions. Si vous avez encore de la chance, vous le retrouverez sur le site de la Cité de la musique (Merci pour l'accès gratuit et de grande qualité).

J'aime particulièrement ce morceau qu'elle y a joué : Jetaimejetaimejetaime

La version live fait 8 min... Exceptionnelle

Et si vous aimez, encore et encore, regardez la marche de l'empereur et La délicatesse...

Angels


Light reflects from your shadow
It is more than i thought could exist
You move through the room
Like breathing was easy
If someone believed me

They would be
As in love with you as i am
They would be
As in love with you as i am
They would be
In love, love, love

And everyday
I am learning about you
The things that no one else sees
And the end comes too soon
Like dreaming of angels
And leaving without them
And leaving without them

Being
As in love with you as i am
Being
As in love with you as i am
Being
As in love, love, love

And with words unspoken
A silent devotion
I know you know what i mean
And the end is unknown
But i think i'm ready
As long as you're with me

Being
As in love with you as i am
Being
As in love with you as i am
Being
As in love, love, love

vendredi 24 août 2012

Désir

Je voudrais dans un chant mettre toute mon âme,
Le rayon du ciel bleu, le parfum des grands bois,
La force du soleil, la chaleur de la flamme,
Et toutes les beautés comme toutes les voix...

Mais il faudrait un luth aux cordes plus puissantes :
Devant ce grand désir le mien pleure attristé ;
Tel l’oiseau qui, malgré ses ailes frémissantes,
Doit s’arrêter vaincu devant l’immensité.

Il aura beau franchir les mornes étendues,
S’égarer au milieu des univers nouveaux,
Effleurer en passant les sphères suspendues
Dans l’éternelle nuit où tremblent leurs flambeaux :

Si loin qu’il puisse aller en sa course rapide,
Il ne verra jamais les bornes de l’azur ;
Jamais son vol hardi n’atteindra dans le vide
La limite inconnue où finit le ciel pur.

Chanson du soir

Sur nos fronts déployant ses ailes,
La nuit aux yeux rêveurs étend
Son voile émaillé d’étincelles
Comme la robe d’un sultan.

Le lac enveloppe ses grèves
D’un long baiser rempli d’amour :
Le monde s’abandonne aux rêves
Qui naissent au déclin du jour.

L’âme s’envole sur la trace
D’un nuage au reflet vermeil,
Qui fuit tout joyeux dans l’espace
A la poursuite du soleil.

Elle franchit les monts tranquilles,
Qui vont songeurs dans l’infini
Perdre leurs sommets immobiles
Où les grands aigles font leur nid.

Elle sourit aux vertes plaines
Où paissent les troupeaux joyeux,
Écoute les chansons lointaines
Qui montent dans l’azur des cieux ;

Elle se penche sur les rives
Des grands fleuves au bord glissant,
Et dont les ondes fugitives
A l’inconnu vont en dansant ;

Elle effleure les sombres plages
Où, contre les rochers géants,
Viennent avec des cris sauvages
Mourir les flots des océans ;

Elle erre sur les forêts vierges,
Passe au-dessus des hauts palmiers
Dont les troncs droits semblent les cierges
D’un temple aux immenses piliers....

Et, quittant les terres connues,
Elle s’en va, d’un seul élan,
Au delà des rapides nues,
Dans le grand ciel étincelant.

Puis elle s’arrête, indécise,
Croyant reconnaître, égaré
Dans un murmure de la brise,
Un timbre de voix adoré....

Doux souvenir d’êtres qu’elle aime,
Partis pour des lieux inconnus,
Et qui, depuis l’heure suprême,
Ne sont, hélas ! pas revenus !...

Et l’âme, triste, se réveille,
Frissonnant dans l’ombre du soir :
Le nuage à l’aile vermeille
A disparu dans le ciel noir...

Qui es-tu ?

 

Je suis de ces rêveurs qui vont, l’âme joyeuse,
Errer dans la forêt sombre et mystérieuse
Où volent les oiseaux ;
Qui voudraient s’arrêter devant chaque merveille.
Devant chaque brin d’herbe, et qui prêtent l’oreille
Aux chansons des ruisseaux.

Je suis de ces rêveurs pour qui le bois sauvage,
Avec son dôme noir qui retient au passage
Les rayons du soleil,
Avec l’acre senteur des superbes fougères,
Avec les grands sapins aux aiguilles légères,
Semble un palais vermeil.

Je suis de ces rêveurs que la nature enchante,
Qui préfèrent, dans l’ombre, un rossignol qui chante,
Aux concerts des cités ;
Qui, d’une étoile d’or s’élevant dans la brune,
D’un vieux clocher qui luit sous un baiser de lune,
Se sentent transportés.

Je suis de ces rêveurs que la nature enivre,
Qui veulent lire en elle ainsi que dans un livre
Aux autres cœurs fermé ;
Séduits par un insecte aux élytres dorées.
Par une fleur nouvelle, aux profondeurs nacrées,
Au calice embaumé.

Je suis de ces rêveurs affamés de chimères,
Qui s’en vont, oubliant les tristesses amères,
Errer dans le ciel bleu,
Et poursuivre un nuage étrange qui s’efface,
Un astre rayonnant qui sillonne l’espace
Comme un serpent de feu.

Je suis de ces rêveurs que l’espérance anime,
Et qui, de la vallée, aspirent à la cime
D’où l’on voit l’inconnu ;
Qui cherchent à monter et non pas à descendre,
Qui cherchent à sonder, qui cherchent à comprendre
Ce qu’ils n’ont pas connu.

Je suis de ces rêveurs qu’une seule caresse
Suffit pour entraîner à ta suite, maîtresse,
O muse au front sacré !
Car tous ces rêveurs-là sont tes fils, les poètes,
Qui n’ont pas d’autre joie et n’ont pas d’autres fêtes
Que ton culte adoré.

dimanche 19 août 2012

Et si tu n'existais pas




Et si tu n'existais pas,
Dis-moi pourquoi j'existerais.
Pour traîner dans un monde sans toi,
Sans espoir et sans regrets.

Et si tu n'existais pas,
J'essaierais d'inventer l'amour,
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour.
Et qui n'en revient pas.

Et si tu n'existais pas,
Dis-moi pour qui j'existerais.
Des passantes endormies dans mes bras
Que je n'aimerais jamais.

Et si tu n'existais pas,
Je ne serais qu'un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Je me sentirais perdu,
J'aurais besoin de toi.

Et si tu n'existais pas,
Dis-moi comment j'existerais.
Je pourrais faire semblant d'être moi,
Mais je ne serais pas vrai.

Et si tu n'existais pas,
Je crois que je l'aurais trouvé,
Le secret de la vie, le pourquoi,
Simplement pour te créer
Et pour te regarder.

Прованс





Уютное кафе на улицах с плетёной мебелью,
Где красное вино из местных погребов больших Шато.
Ты можешь говорить, что это только глупые мечты,
Но в планах у меня всё, видимо, немного круче, ведь...

Завтра в семь двадцать две я буду в Борисполе
Сидеть в самолёте и думать о пилоте, чтобы
Он хорошо взлетел и крайне удачно сел
Где-нибудь в Париже, а там ещё немного и Прованс!

Бордовый горизонт, бордовое Бордо в бокале,
Поверить не могу, что это всё уже так близко, ведь...

Завтра в семь двадцать две я буду в Борисполе
Сидеть в самолёте и думать о пилоте, чтобы
Он хорошо взлетел и крайне удачно сел
Где-нибудь в Париже, а там ещё немного и Прованс!

А завтра в семь двадцать две я буду в Борисполе
Сидеть в самолёте и думать о пилоте, чтобы
Он хорошо взлетел и крайне удачно сел
Где-нибудь в Париже, а там ещё немного и Прованс!